Isabelle Gabay, fondatrice de Lud'éveil

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

Lud’éveil est une entreprise qui propose des animations pour enfants.

Nous intervenons chez les particuliers pour les anniversaires, mariages, baptêmes, pour les collectivités locales et associations lors de fêtes de quartier, dans des crèches, des marchés, et nous allons également animer des fêtes d’entreprises : pour leurs clients (journées portes ouvertes, animations ponctuelles de point de vente) ou pour leurs collaborateurs via le Comité d’Entreprise souvent pour les arbres de noël.

Nous avons plusieurs animatrices spécialisées et maquilleuses professionnelles qui se déplacent dans toute l’île de France.

En parallèle, nous venons d’ouvrir depuis janvier 2016 une ludothèque.

Un espace de jeux libres, ouvert dès la naissance en présence des parents jusqu’à 3 ans, et où les parents peuvent laisser leur enfant avec nos animatrices à partir de 3 ans.

Dans la ludothèque ils peuvent jouer en autonomie, avoir des loisirs créatifs avec l’animatrice, et bien sûr fêter leur anniversaire.

Quel a été votre parcours d’entrepreneure ?

Cadre en grande distribution pendant 10 ans, j’ai pu manager, piloter un centre de profit, faire des théâtralisations de produits…

J’ai énormément appris de mon métier.

Pendant mon temps libre, j’ai fondé et présidé une association de joueurs de jeux de société, ma passion. J’ai organisé de nombreux évènements, réalisé des partenariats.

Rapidement l’association a été très sollicitée pour un public d’enfants. Ainsi, j’ai réalisé qu’il y avait un véritable marché.

Pourriez-vous nous dire ce qui vous a donné le déclic pour créer votre entreprise ?

J’ai fondé Lud’éveil en 2011 en auto-entreprise, un an après la naissance de mon premier enfant. Je suis restée salariée en même temps, car je voulais avant tout tester le marché et le concept. J’ai dû aussi me former à de nombreuses techniques d’animation. Lorsque je suis tombée enceinte de mon second (né en 2012), j’ai su que je ne retournerais pas en grande distribution.

Les horaires et le niveau de responsabilité ne correspondaient plus à ma nouvelle vie de maman. J’ai donc choisi de faire de mon AE mon travail à temps complet.

En 2014, l’entreprise s’est développée suffisamment pour passer en statut EURL, et en 2016, on continue la croissance avec l’ouverture de la ludothèque.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières pour lancer votre activité ?

Je n’ai fait aucune demande de financement, tout simplement parce que je ne m’étais pas renseignée et que je ne savais même pas que de nombreuses associations pouvaient aider les créateurs d’entreprise, et surtout que les auto entrepreneurs étaient bel et bien des chefs d’entreprise à part entière.

Je ne valorisais pas mon travail à sa juste valeur, et pendant longtemps cela a été porté préjudiciable. Les difficultés ont donc été d’ordre financier. Je pense que l’entreprise aurait pu se développer bien plus vite si j’avais fait une demande de financement !

La seconde et principale difficulté a été de répondre à la demande du marché et d’être réactive.

Je proposais au départ uniquement des animations autour du jeu de société, et mes prospects me réclamaient des ballons sculptés ou du maquillage.

J’ai donc vite compris que si je voulais avancer il fallait que je me forme et que je puisse proposer des services en adéquation avec la demande.

Avez-vous été accompagnée pour la création de Lud’éveil, si oui par quel(s) réseau(x) ?

Sans parler d’accompagnement, j’ai vite adhéré à deux réseaux, complémentaires et strictement féminins.

Les DA77 et les Mampreneurs. Ces réseaux répondaient parfaitement à mes besoins du moment, à savoir acquérir une meilleure confiance en moi, sortir de mon isolement, et nouer des partenariats ou du business avec d’autres membres.

Je suis maintenant responsable départementale de la Seine et Marne du réseau des Mampreneurs, et je suis ravie de pouvoir, à mon tour, apporter cet accompagnement aux chefs d’entreprises, et orienter les porteuses de projets vers des associations ou structures qui les accompagneront vers la création.

Quel a été votre plan de communication pour vous faire connaitre ?

C’est justement là que j’ai eu du mal ! Sans financement, j’ai commencé avec des bouts de ficelles, jusqu’à ce qu’on me dise que mon logo, mon identité visuelle entière était à revoir, et à faire faire par un pro.

Mais sans argent ? j’ai eu la chance de rencontrer à ce moment un graphiste qui débutait sa carrière, mais très pro, qui m’a réalisé une grande partie de mon identité visuelle en tenant compte de mes envies.

Puis, j’ai investi dans des salons pros comme le très connu salon CE. Enfin, j’ai investi, souvent en faisant des erreurs, sur des supports numériques ou papiers.

J’ai beaucoup tâtonné et je pense que ce point précis (trouver les bons supports, et à quel prix ?) devrait faire l’objet de formations !

Pourquoi avez-vous rejoint la plateforme RéZOé ?

Par curiosité.

J’ai reçu un mail sur ma boîte de responsable Mampreneur, j’ai demandé autour de moi qui connaissait, on m’a dit que vous aviez bonne réputation, je suis engagée pour l’entreprenariat au féminin, donc je me suis dit pourquoi pas ?

On verra la suite !

Merci Isabelle !

Contacter Isabelle sur son compte RéZOé