Yasmina Jaafar, lauréate du prix "Féminisme Populaire" femmes dans les médias

Journaliste autodidacte elle a reçu des mains de Bouchera Azzouz le trophée Féminisme Populaire des femmes dans les médias.

Quel est parcours professionnel ?

Je suis journaliste et productrice aujourd’hui mais rien ne s’est fait facilement. J’ai pris le temps de connaître ces métiers en commençant par la production de clip, puis rapidement j’ai postulé à des postes de programmation en télé.

Après, « C dans l’air » de Yves Calvi, « Campus » de Guillaume Durand, « Nous ne sommes pas des anges » de Maitena Biraben, « Ce soir ou jamais » de Fradéric Taddei, j’ai voulu créer mon média Laruchemedia.com. Le webzine est né il y a 5 ans. …

Le 11 avril 19 naissait la société de production La Ruche Média. Fait amusant ma société a la même date de naissance que moi… sauf l’année (rire).

Pouvez-vous nous retracer l’histoire de la Ruche média, quelle est la ligne éditoriale ?

Je voulais apporter un regard en bais sur l’actualité. Nous sommes aujourd’hui 6. Pauline Escande-Gauquié et Françis Yaiche, du professeur Bertrand Naivin, des communicants Lisa Omara et Jean-Maxence Granier, ou encore de la chercheuse Dounia Tengour…

Des professeurs universitaires et sémiologues m’entourent et nous prenons le temps long de l’information. Le décryptage, le partage, la transmission et la lutte contre les fakenews compte pour moi.

Vous avez été élue lauréate Féministe Populaire, femmes des médias, quels souvenirs gardez-vous de la cérémonie ?

Un beau souvenir. Une envie de partage et une détermination certaine de la part de Françoise Laborde, Laurence Bachman et Bouchera Azzouz de transformer les mentalités. Etre dans le faire et non seulement dans le dire.

PFDM, l’association « Pour les femmes dans les médias » ne compte pas abandonner ce combat : il est primordial de venir en aide à celles qui n’osent pas. L’écoute et l’accueil doivent faire partie de tous les échanges.

Etre une femme dans les médias n’est pas chose aisée mais absolument possible. Il est nécessaire de viser les postes à responsabilité. Au delà du fait que a mixité ouvre les esprits, c’est tout à fait logique et normal de s’inscrire dans une contemporanéité et un modernisme. La société avance, les médias doivent en faire autant.

Quels conseils pourriez-vous adresser aux femmes qui souhaitent se lancer dans les métiers des médias ?

Lire ! Pitiez, renseignez-vous. Et évidemment, avoir la conviction que nous sommes faite pour cela. « Se lancer dans les médias » n’est pas un slogan. La sincérité de ce que l’on entreprend est utile pour se frayer un chemin dans un milieu qui parfois renferme des situations compliquées. La passion n’est jamais en trop.

Se montrer ambitieuse et avoir un regard sur le monde. Les médias sont un vecteur de transmission en pleine mutation. Avoir de l’aplomb et prendre ce virage au sérieux plus beaucoup de travail pour créer des programmes en lien avec un public de plus en plus renseigné. Internet et d’autres plateforme comme Netflix bousculent nos habitudes mais nos formations à l’image viennent de la télévision et du cinéma. Les codes restent inchangés. Le web existe certes mais les programmes télé sont encore là pour un moment même si les supports changent.

Quels sont vos projets ?

Je développe laruchemedia.com. De belles itw son à venir comme celle de Manu Dibango ou encore Boualem Sansal sur la situation algérienne et l’élection du 4 juillet.

www.laruchemedia.com

 

1 commentaire

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    Maitena Lopez

    Super nouvelle, une récompense amplement méritée !

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