Cécile Lecomte, fondatrice de La Pimpante

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

La Pimpante est une maison d’édition jeunesse, installée à Arles, qui édite des albums illustrés pour enfants et des romans pour enfants et adolescents, aux textes qui les accompagnent dans le développement de leur plein potentiel.

La Pimpante c’est aujourd’hui : 25 titres parus et plus d’une dizaine en préparation, un prix jeunesse, une sélection pour les Clubs Coup de pouce des écoles avec Patrovitt, l’escargot en retard, des articles de reconnaissance, des ouvrages repérés par le magazine Biblioteca, une préface de la réalisatrice de films documentaires Marie-Monique Robin (Arte) pour L’œil d’Eunice, roman d’initiation à l’écologie pour adolescents.

Quel a été votre parcours d’entrepreneure ?

Tout d’abord comédienne, metteure en scène, marionnettiste, co-auteure de deux pièces de théâtre, animatrice d’ateliers de théâtre, de comédie musicale et d’épanouissement par le jeu et la créativité, j’ai ensuite été assistante administrative et commerciale dans un centre de formation à la créativité appliquée aux entreprises.

C’est à partir d’un travail d’écriture et de conception sur le rapport texte-images de deux projets personnels d’albums illustrés, que l’idée de créer une maison d’édition se fit jour.

Pourriez-vous nous dire ce qui vous a donné le déclic pour créer votre entreprise ?

La Pimpante est née d’un désir spontané, irréfléchi comme le sont les désirs. Je travaillais en tant qu’auteure sur ces deux albums et, en tissant les fils de ces projets, l’envie de créer une maison d’édition a poussé tout doucement dans le jardin de mon cœur.

Je me suis lancée sans trop savoir où je mettais les pieds, sans trop me poser la question non plus. J’avais envie d’éditer des livres, et follement envie de suivre mon envie dans un monde où je courais après la sécurité tout en sachant combien elle m’avait enfermée déjà.

J’avais auparavant énormément travaillé avec les enfants, écrit avec et pour eux durant de longues années d’enseignement théâtral, suivi des formations en psychologie, en intelligence des émotions, m’intéressais au développement du cerveau et aux émotions de l’enfant, mon expérience de la mise en scène faisait écho aux mises en images des albums illustrés… ces chemins de vie ont enveloppé tout naturellement la naissance de cette maison.

Aujourd’hui, La Pimpante avance pas à pas et main dans la main avec qui veut la lui tenir. Elle édite des albums qui accompagnent l’enfant dans son apprentissage de la vie et contribuent à élargir sa vision du monde, nourrir son imaginaire, développer sa créativité et lui proposer des clés pour appréhender la complexité de la société en confiance et les yeux grand ouverts.

Les romans abordent des thèmes sensibles (écologie, consommation…) qui touchent les jeunes dans leur quotidien et leur rapport au monde.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières pour lancer votre activité ?

Le monde de l’édition est complexe, monter une entreprise est une prise de risque, il y a eu des difficultés, il y en a et il y en aura toujours.

Gravir une montagne demande de l’effort. J’imagine que lorsqu’on grandit avec son entreprise, on devient comme un athlète qui fait son entrainement quotidien en sautant les haies, elles ne sont plus des obstacles pour lui, elles sont devenues son petit déjeuner de tous les jours.

Avez-vous été accompagnée pour la création de votre entreprise, si oui par quel(s) réseau(x) ?

J’ai été accompagnée par une société partenaire du Pôle emploi à la création d’entreprise. Le monde de l’édition est si méconnu qu’il y a eu cependant des erreurs de conception à la base.

J’ai eu heureusement de la chance pour contrebalancer : un prix a été gagné et une sélection en Club coup de pouce des écoles remportée, ce qui a beaucoup soutenu La Pimpante.

Quel a été votre plan de communication pour vous faire connaitre ?

Je suis en train de revoir mon plan de communication, c’est un terrain en friche à développer. Ma visibilité tient surtout à tous les salons sur lesquels je suis présente en vente directe.

Facebook permet de faire connaître des auteurs. Je vais me pencher plus consciencieusement sur Twitter et entrer dans les réseaux de femmes et d’entrepreneurs.

Le nouveau site vient de sortir et, à l’heure où cet article paraîtra, la boutique en ligne sera peut-être activée. Je suis à la recherche de financements pour imprimer un présentoir pour gagner en visibilité chez les libraires.

Pourquoi avez-vous rejoint la plateforme RéZOé ?

Pour me faire connaître, partager, me sentir appartenir à un groupe.

J’édite du beau et grand format relié cartonné, mais surtout du contenu de qualité à petits prix, il faut le faire savoir.

Le petit souple est mon cœur de projet : de la création et du contenu de qualité à petit format et petit prix, des tailles de livres à l’échelle de l’enfant, légers, faciles à transporter et qui n’abîment pas le dos, des livres qui peuvent sortir de la chambre et être partagés à l’extérieur avec ses camarades, tout comme nous le faisons avec les livres de poche.

Merci Cécile !

Contacter Cécile sur son compte RéZOé

 

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